29/05/2008 Commission permanente
Stockholm, 29.05.2008 – Les gouvernements européens sont instamment priés d’étendre l’utilisation des outils et techniques d’« apprentissage électronique » à l’école et à l’université afin de cibler de nouveaux groupes d’élèves et d’étudiants, par exemple au moyen du téléapprentissage, ainsi que d’étoffer l’enseignement en y intégrant des contenus d’apprentissage interactifs et collaboratifs, sous une forme audiovisuelle aussi bien que sous forme de textes.
Un rapport de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), approuvé aujourd’hui à Stockholm, souligne que les outils d’« apprentissage électronique », tels que les téléconférences audiovisuelles et les téléchargements, les outils d’enseignement interactif et les cours en ligne, ne sont pas encore exploités dans toute la mesure de leur potentiel.
Le rapport, établi par le parlementaire allemand Axel Fischer, préconise la mise en place de cours d’« apprentissage électronique » transnationaux dans les universités européennes, l’utilisation d’infrastructures techniques normalisées – y compris les logiciels libres destinés à améliorer l’interopérabilité – ainsi que la formation des maîtres à l’utilisation des méthodes et équipements d’enseignement électronique.
Selon M. Fischer, ces méthodes permettent de réduire les distances et les coûts et d’ouvrir l’éducation à des groupes incapables de profiter d’un enseignement magistral classique. « les études électroniques sont accessibles, par exemple, à des étudiants qui travaillent à mi-temps ou qui vivent dans des régions excentrées, à la campagne ou à l’étranger. Les personnes handicapées, les malades hospitalisés et les détenus peuvent aussi en profiter. »
Le rapport cite les « résultats novateurs » obtenus par les éducateurs régionaux allemands qui ont créé en 1967 le « Telekolleg », fondé sur la télévision, ainsi que les méthodes pionnières de téléapprentissage de l’Open University du Royaume-Uni et de la FernUniversität d’Allemagne. Il précise toutefois que l’enseignement n’a suivi ni l’évolution des milieux de vie et de travail, ni la pénétration des nouveaux médias dans tous les domaines de l’existence.