24/06/2008 Session
Strasbourg, 24.06.2008 – L’enquête sur le meurtre du journaliste ukrainien Georgiy Gongadze ne peut être considérée comme réglée tant que les « instigateurs et organisateurs » ne seront pas poursuivis au même titre que les auteurs directs du crime, estime la Commission des questions juridiques de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE).
Dans le rapport qu’elle a adopté aujourd’hui, elle se félicite de la récente condamnation de trois ex-policiers du ministère de l’Intérieur pour le meurtre en question, tout en invitant les procureurs ukrainiens :
• à poursuivre résolument l’établissement de l’authenticité des « enregistrements Melnychenko » – dans lesquels l’ancien Président Koutchma et trois autres hauts fonctionnaires auraient évoqué l’élimination de Gongadze – et ce, avec la participation d’experts étrangers, afin qu’ils puissent être produits, si nécessaire, comme preuve devant le tribunal ;
• à recourir à d’autres méthodes pour établir l’authenticité des enregistrements, telles que l’interrogatoire en tant que témoins des personnes dont les voix auraient été enregistrées, et la comparaison des discussions enregistrées et des événements qui se sont réellement produits ;
• à enquêter sur les circonstances de la remise en liberté du Général Poukatch, le supérieur immédiat des policiers condamnés qui aurait assisté au meurtre, et celles de sa fuite lors d’une tentative d’arrestation en Israël.
Sabine Leutheusser Schnarrenberger (Allemagne, ADLE ), auteur du rapport, a fait tout son possible pour négocier un accord entre M. Melnychenko, le procureur général de l’Ukraine et le Département américain de la justice pour permettre une analyse technique des enregistrements. M. Melnychenko a demandé, quant à lui, une mobilisation de la communauté internationale pour exclure tout manipulation, a t elle indiqué.
Version provisoire du rapport (PDF)