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La délégation de l’APCE à Moscou recherche les faits sur la guerre entre la Géorgie et la Russie et étudie des actions futures

Strasbourg, 24.09.2008 – Lors de sa visite à Moscou, une délégation de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) a lancé un appel en faveur d’une enquête internationale sur les circonstances de la guerre entre la Géorgie et la Russie.

« La vérité est une condition préalable à la réconciliation » a déclaré Luc Van den Brande (Belgique, PPE/DC), à la tête de la délégation multipartite de neuf membres qui visite en ce moment les deux pays pour réunir des informations en vue d’un débat d’urgence sur les conséquences de la guerre que l'Assemblée tiendra la semaine prochaine à Strasbourg.

Intervenant lors d’une conférence de presse à Moscou à l’issue de la première partie de la visite (22 23 septembre), M. Van den Brande a précisé que la délégation avait pour but de prendre connaissance du point de vue des deux parties, d’établir les faits sur le terrain dans la mesure du possible et de faire des propositions d’action. « Le conflit n’a pas débuté le 7 août » a-t-il souligné.

M. Van den Brande estime qu’une guerre entre deux Etats membres est un sujet de profonde inquiétude et il a condamné les souffrances humaines qui en ont résulté. « Selon certains témoignages, les droits fondamentaux ont été bafoués des deux côtés et les civils ont été victimes de bombardements et de pillages aveugles, ce qui est inacceptable.»

Il a également demandé que les accords de cessez-le-feu soient pleinement respectés, notamment que les  forces russes se retirent selon les conditions fixées et que des observateurs internationaux se déploient sans restriction et il a soulevé la question de la reconnaissance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie par la Russie.

M. Van den Brande a rappelé que le Conseil de l'Europe, organisation dont la Géorgie et la Russie sont membres, est aujourd'hui idéalement positionné pour permettre à ces deux pays de s’asseoir autour d’une même table et dialoguer directement. « La diplomatie parlementaire en particulier, qui associe les Parlements russe et géorgien, peut favoriser la compréhension mutuelle », a-t-il souligné.

Répondant à une  question relative à la demande de certains membres de l’Assemblée de réexaminer les pouvoirs de la délégation russe, M. Van den Brande a déclaré : « Il incombe à l'Assemblée d’en décider mais j’ai l’impression que la majorité de ses membres optera pour le dialogue. Je suis intimement convaincu que la Russie a besoin de l’Europe et que l’Europe a besoin de la Russie ».

Parmi les autres membres de la délégation ayant répondu à des questions, Andreas Gross (Suisse), à la tête du Groupe socialiste et ayant observé les élections en Russie et en Géorgie, a précisé que ce n’était « pas un hasard» si deux Etats membres où la démocratie en est encore à ses débuts étaient, pour la première fois dans l’histoire de l'Organisation, entrés en guerre.

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