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Le problème des personnes déplacées est loin d’être résolu, d’après la Présidente de la commission des migrations de l’APCE

Strasbourg, 16.10.2008 – Dix ans après l’adoption des Principes directeurs des Nations Unies relatifs au déplacement de personnes à l’intérieur de leur propre pays, le problème est loin d’avoir été résolu en Europe, d’après la présidente de la commission des migrations, des réfugiés et de la population de l’APCE.

S’adressant à une conférence d’évaluation des progrès réalisés depuis l’adoption des principes directeurs des Nations Unies, organisée à Oslo, Corien W. A. Jonker (Pays-Bas, PPE/DC) a signalé qu’on comptait encore en Europe environ 2,5 millions de personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays – nombre d’entre elles étant dans cette situation depuis plus d’une décennie – alors même que l’éclatement de nouveaux conflits, à l’image de la Géorgie, provoque de nouvelles vagues de déplacement de personnes déracinées.

« Contrairement à toutes les attentes, le nombre de personnes déplacées n’a pas diminué de manière radicale en Europe », a déclaré Mme Jonker. « Quelque part, les efforts que nous avons déployés et les politiques que nous avons mises en place ont échoué, malgré des normes internationales de plus en plus élevées en matière humanitaire et en matière de droits de l’homme. »

Elle a souligné que les mécanismes juridiques seuls ont leurs limites, qu’ils soient prévus par des législations nationales évolutives ou par la Convention européenne des droits de l’homme et d’autres instruments du Conseil de l’Europe : « Ces mécanismes ne peuvent pas apporter de protection effective si l’on ne s’attaque pas à la racine même du problème du déplacement … En attendant de trouver des solutions politiques définitives, il sera difficile d’apporter une réponse durable aux problèmes des personnes déplacées. »

Mme Jonker a également indiqué que si la communauté internationale s’était activement employée à trouver une solution pour le « retour pacifique, en toute sécurité et en temps utile » des personnes déplacées, le « nettoyage ethnique » qui s’est récemment produit dans la zone géorgienne contrôlée par la Russie aurait pu être évité.