06/11/2008 Questions sociales, santé et développement durable
Strasbourg, 06.11.2008 – « Une véritable gouvernance de l’eau, offrant un accès durable à l’eau et à l’assainissement ne peut se faire sans législation. A cet égard, les parlementaires ont un rôle majeur à jouer pour faire entendre cette nécessité aux gouvernements, celle d’intégrer une législation aux niveaux national et international pour favoriser le droit à l’eau, autrement dit, le droit à la vie », a déclaré aujourd’hui à Strasbourg Alan Meale (Royaume-Uni, SOC), Président de la Commission de l’environnement, de l’agriculture et des questions territoriales de l’APCE, à l’ouverture de la Conférence préparatoire du processus parlementaire du 5ème Forum Mondial de l’eau qui se tiendra à Istanbul du 16 au 22 mars 2009. « Il est urgent de faire avancer notre cause sur le plan législatif, car les défis à relever sont multiples : pénuries d’eau chroniques dans le Sud, inondations au Nord, et problèmes de gestion de l’eau en Europe centrale », a ajouté M. Meale.
« La communauté internationale de l’eau et les politiques doivent garantir le droit à l’eau, en quantité, en qualité et en accessibilité pour l’ensemble des populations. Les parlementaires sont au cœur du dispositif politique d’accès à l’eau ; ils doivent se positionner en « avocats » du droit à l’eau et à son assainissement, inscrire ce droit dans les constitutions au même titre que le droit à la santé, et le décliner dans les législations nationales. La cause de l’eau est une cause de l’humanité toute entière et une garantie démocratique pour l’avenir », a indiqué pour sa part Loïc Fauchon, Président du Conseil mondial de l’eau.
« Il est urgent de nous préoccuper de l’eau et tenter d’apporter des solutions équitables, réalistes et intégrées à ceux qui sont exclus de l’accès à l’eau » a souligné Ahmet Mete Saatçi, Vice-Secrétaire Général du 5ème Forum Mondial de l’eau, en ajoutant que « c’est précisément l’objectif du Forum d’Istanbul, véritable plateforme de dialogue qui réunira en mars 2009 des scientifiques, des experts, des acteurs politiques pour ‘établir des passerelles entre les divergences’ à la fois techniques et politiques sur la question de l’eau.