04/09/2009 Questions sociales, santé et développement durable
« Si l’on veut garantir la continuité du Protocole de Kyoto, il faudra qu’un nouvel accord, ambitieux et contraignant, soit conclu à la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique en décembre prochain à Copenhague » préconise John Prescott (Royaume-Uni, SOC) dans un rapport adopté aujourd’hui par la Commission de l’Environnement de l’APCE. A cet égard, précise le rapporteur, les pays développés doivent assumer leur responsabilité historique quant aux émissions de CO2 depuis le début de l’ère industrielle, et prendre l’initiative de réduire à très bref délai leurs émissions de manière radicale, selon le principe du pollueur-payeur.
Pour la Commission, ce nouvel accord devrait prendre en compte à long terme, le respect de la justice sociale et le respect de l’équité en matière de consommation d’énergie et de ressources, avec l’objectif de fixer les émissions de gaz à effet de serre par habitant au même niveau pour tous les pays d’ici à 2050 (2 tonnes d’équivalent CO2 par habitant, par an).
Le rapport Prescott, qui sera débattu en session plénière de l’Assemblée le 29 septembre prochain, dresse notamment le bilan de la mise en œuvre du Protocole de Kyoto et examine l’évolution récente des positions des principales Parties aux négociations de Copenhague, en se concentrant sur l’Union européenne, les Etats-Unis, la Chine et l’Australie.