24/09/2009 Migrations, protection internationale et coopération économique
« Et maintenant ? » s’interroge Mme Jonker, Présidente de la Commission des migrations, des réfugiés et de la population de l’APCE, après l’arrivée des bulldozers venus détruire le campement établi par des migrants, des demandeurs d'asile et des réfugiés en situation irrégulière qui attendent l’occasion de gagner le Royaume-Uni.
« Il y a eu la fermeture de Sangatte en 2002, il y a aujourd'hui l’évacuation de la "jungle de Calais", mais nous sommes toujours loin d'avoir résolu le problème des personnes qui vivent dans des conditions épouvantables et prennent des mesures désespérées pour commencer une nouvelle vie », a déclaré Mme Jonker.
Mme Jonker a indiqué qu'elle pouvait comprendre les arguments qui poussent les autorités françaises à fermer la « jungle de Calais » mais elle s'est dite préoccupée par le sort des personnes qui s’étaient installées dans le campement et qui pourraient avoir besoin d'une protection internationale. Elle a appelé les autorités françaises à veiller à ce que les personnes en quête d'asile se voient offrir toutes les possibilités de déposer leur demande en France et à ce qu'elles ne soient pas transférées dans les pays de transit, où leur demande risquerait de ne pas être dûment examinée. « Je suis préoccupée par la qualité et la cohérence des décisions d'asile dans certains pays européens, c'est pourquoi j'émets des réserves sur le renvoi des demandeurs d'asile dans ces pays », a ajouté Mme Jonker, faisant référence à un récent rapport élaboré par sa commission sur la qualité et la cohérence des décisions en matière d'asile en Europe (voir le lien).