17/11/2009 Migrations, protection internationale et coopération économique
Strasbourg, 16.11.2009 – « Les volets consacrés aux questions de migration et d’asile dans le projet de plan quinquennal de l’Union européenne pour la coopération transfrontière sont trop axés sur les processus de migration et pas suffisamment sur les personnes », a déclaré aujourd’hui la chef d’une délégation de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) lors d’une réunion de parlementaires à Bruxelles.
Prenant la parole à une réunion parlementaire commune organisée par le Parlement européen et le Riksdag (Parlement suédois), Corien Jonker (Pays-Bas, PPE/DC) a déclaré que le « programme de Stockholm » de l’UE – actuellement en cours de finalisation – devrait prendre en considération jusqu’à six millions de migrants irréguliers restant dans les frontières de l’UE. « Le Programme doit également tenir compte de ceux qui ne seront pas, ou ne pourront pas être renvoyés », a-t-elle ajouté.
Mme Jonker a indiqué que le Conseil de l’Europe – qui comprend des pays d’origine pour les migrants se rendant dans l’UE – établit des normes sur la migration et l’asile depuis de nombreuses années, en particulier au moyen d’arrêts de sa Cour des droits de l’homme et des travaux de son Assemblée.
Mme Jonker a encouragé les pays de l’UE à signer les conventions du Conseil de l’Europe plutôt qu’à créer de nouvelles structures. En particulier, tout nouveau coordonnateur de l’UE sur les questions de traite ne devrait pas faire double emploi avec le mécanisme de suivi du Conseil de l’Europe.