17/12/2009 Suivi
Strasbourg, 17.12.2009 – Seules des réformes constitutionnelles nécessaires de toute urgence permettront de sortir de l’impasse dans laquelle se trouvent les institutions étatiques de la Bosnie Herzégovine, a conclu une commission de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), dans un projet de rapport adopté aujourd'hui à Paris.
La Commission de suivi de l'APCE a indiqué qu’en raison de l’affrontement et de l’obstructionnisme perpétuels des entités et des partis, la Bosnie Herzégovine était loin derrière ses voisins en matière d'intégration euro atlantique et moins en mesure de remplir ses engagements vis à vis du Conseil de l'Europe.
Le rapport préparé par Mevlüt Çavusoglu (Turquie, GDE) et Kimmo Sasi (Finlande, PPE/DC) a lancé un appel pour «un dialogue digne de ce nom et constructif » entre toutes les parties prenantes de la scène politique interne, sur des propositions concrètes visant à modifier la Constitution avant les élections législatives de l'automne 2010.
Les parlementaires, tout en soutenant les initiatives de divers partenaires visant à parvenir à un accord, ont ajouté qu’il était grand temps quatorze ans après les accords de Dayton de lancer « un large débat » impliquant les parties prenantes locales, l'Union européenne et les pays voisins, pour examiner la manière dont la Bosnie Herzégovine pourrait relever les nouveaux défis posés à sa stabilité.
La commission a également condamné fermement les déclarations et actions de responsables politiques au plus haut niveau de la Republika Srpska qui menacent les institutions de l'Etat et contestent l'autorité du Haut Représentant.
L'APCE doit examiner ce rapport l'après midi du mardi 26 janvier lors de sa session plénière d'hiver à Strasbourg (25 29 janvier 2010).