21/01/2010 Questions politiques et démocratie
Résumé de la conférence de presse donnée aujourd'hui, jeudi 21 janvier 2010, à Jérusalem par Piero Fassino (Italie, SOC), rapporteur de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) sur la situation au Proche Orient, à l'issue d'une visite de quatre jours dans la région
21.01.2010 – « On ne peut pas accepter un conflit qui s'éternise au Proche Orient. Grâce à l'initiative du Président Obama, il y a une nouvelle occasion de faire la paix. On ne doit pas la laisser passer. C'est pourquoi nous demandons instamment aux Israéliens et aux Palestiniens de reprendre les négociations dans les plus brefs délais », a déclaré Piero Fassino (Italie, SOC), rapporteur de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) sur la situation au Proche Orient, s'exprimant aujourd'hui à Jérusalem à l'issue d'une visite de quatre jours en Israël et dans les territoires palestiniens.
Pendant sa visite, M. Fassino s'est rendu à Ramallah où il a rencontré le Président Abou Mazen, le Premier ministre Fayyad, les ministres Al Malki et Qaraqi et d'autres personnalités palestiniennes de premier plan. A Jérusalem, il a été reçu par le Président Peres et le Vice Premier ministre Meridor, le ministre des Affaires étrangères Ayalon – qui doit prendre la parole devant l'Assemblée à l'occasion de sa session plénière la semaine prochaine – ainsi que le Président de la Knesset, M. Rivlin, et d'autres responsables politiques israéliens.
« Malgré les difficultés, il y a des signes qui, de l'avis général, montrent que la paix est possible », a déclaré M. Fassino. « L'acceptation par le Premier ministre Netanyahu de la solution « deux Etats deux peuples » supprime tout obstacle à la création, près de l'Etat d'Israël, d'un Etat palestinien indépendant, sur la base des frontières de 1967, avec d'éventuelles modifications dues à des échanges de territoires pour tenir compte des changements intervenus au cours des quarante dernières années. Quant à la décision du Gouvernement israélien de geler les nouvelles implantations en Cisjordanie, bien qu'elle soit partielle et qu'elle ne concerne pas Jérusalem Est, elle constitue un premier pas. Nous espérons que d'autres progrès feront suite à cette décision ».
M. Fassino a souligné qu'il y avait d'autres signes positifs provenant de Cisjordanie, comme la diminution des points de contrôle, l'amélioration des conditions de vie, des signes de croissance économique, et un meilleur contrôle des territoires par la police palestinienne. « Ces faits prouvent la capacité du Président Abou Mazen, du Premier ministre Fayyad et de l'Autorité nationale palestinienne à exercer efficacement le pouvoir » a-t-il ajouté.
Le rapporteur de l'APCE a souligné que l'engagement personnel du Président Obama et la présence active dans la région d'Hillary Clinton, de l'ambassadeur Mitchell et d'autres représentants de l'administration américaine, la déclaration faite le 8 décembre par la ministre des Affaires étrangères de l'Union européenne, l'initiative de paix arabe et l'attention de la Russie, tout cela constituait des signes de la communauté internationale montrant qu'il était maintenant temps d'agir.
« Nous n'ignorons pas les difficultés et les différents points de vue qui subsistent aujourd'hui entre Israéliens et Palestiniens sur quelques questions sensibles, comme le statut de Jérusalem, le retour des réfugiés, l'avenir des colonies et la sécurité », a déclaré M. Fassino. « En même temps, nous ne pouvons pas ignorer la situation critique à Gaza. Néanmoins, le seul moyen de résoudre les problèmes les plus sensibles c'est de passer par le dialogue, la discussion et la négociation ».
« L'expérience de ces dernières décennies montre que le temps ne joue pas en faveur de la paix. Au contraire, la frustration et la méfiance ne cessent d'augmenter. Nous avons tous la responsabilité d'œuvrer pour la réouverture des négociations afin que puisse être finalement conclue une paix stable apportant la sécurité aux deux peuples ».
« L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe considère qu'elle doit favoriser un climat de confiance et de soutien pour les négociations », a déclaré M. Fassino, promettant qu'elle intensifierait sa coopération avec les institutions israéliennes et palestiniennes ainsi qu'avec les parlements des autres Etats de la région tout en donnant de l'impulsion à son « Forum tripartite », qui réunit des membres de la Knesset et du Conseil législatif palestinien ainsi que des membres de l'Assemblée.
M. Fassino peut être joint par téléphone (+39) 06 69532240, par fax (+39) 06 69532348 ou par e mail : [email protected] ou [email protected]