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La Grèce et la Turquie devraient traiter toutes leurs minorités religieuses conformément aux normes européennes, déclare l’APCE

Strasbourg, 27.01.2010 – La Grèce et la Turquie devraient traiter tous leurs citoyens membres de minorités religieuses conformément aux normes de la Convention européenne des droits de l’homme – au lieu d’invoquer le principe de « réciprocité » prévu par le Traité de Lausanne de 1923 pour refuser la mise en œuvre de certains droits.

Approuvant aujourd’hui un rapport sur « la liberté de religion et autres droits de l’homme des minorités non musulmanes en Turquie et de la minorité musulmane en Thrace (Grèce orientale) », l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a reconnu que la question était «empreinte d’une charge émotionnelle très grande».

Néanmoins, elle a affirmé que les deux pays devraient «traiter tous leurs citoyens sans discrimination, sans prendre en compte la façon dont l’Etat voisin pourrait traiter ses propres citoyens».

Dans une résolution, l’Assemblée a estimé que le recours récurrent, par la Grèce et la Turquie, au principe de réciprocité pour refuser la mise en œuvre des droits garantis aux minorités concernées par le Traité de Lausanne est «anachronique» et pourrait compromettre la cohésion nationale de chaque pays.

Elle a toutefois salué une certaine prise de conscience de la part des autorités des deux pays qui ont apporté des témoignages de leur engagement afin de trouver des réponses appropriées aux difficultés auxquelles doivent faire face les membres de ces minorités».

Les parlementaires ont instamment invité les deux gouvernements à reconnaître le «droit à l’auto-identification» et à apporter une série de changements à leurs politiques en matière de minorités, d’éducation et de religion. Ils ont été invités à informer l’Assemblée sur les progrès réalisés d’ici un an.