29/01/2010 Session
En 1994, à la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD) du Caire, 179 pays ont adopté un Programme d’action sur 20 ans axé sur les besoins et les droits individuels plutôt que sur la réalisation d’objectifs démographiques. Seize ans plus tard, l’Assemblée note que « si des progrès ont été réalisés, les résultats restent toutefois mitigés pour ce qui concerne la scolarisation, l’équité et l’égalité entre les sexes, la mortalité et la morbidité infantiles et maternelles et l’accès universel aux services de santé sexuelle et reproductive, y compris la planification familiale et l’avortement sans risque ».
Faisant siennes les propositions du rapporteur (Christine McCafferty, Royaume-Uni, SOC), l’Assemblée a appelé les gouvernements européens « à examiner, mettre à jour et comparer les politiques et stratégies nationales et internationales des Etats membres du Conseil de l’Europe relatives à la population, à la santé et aux droits sexuels et reproductifs » ainsi qu’à « examiner et comparer le financement pour assurer la mise en œuvre intégrale du Programme de la CIPD d’ici à 2015 ».
Le Comité des Ministres, organe exécutif de l’Organisation, devrait spécialement s’attaquer aux problèmes de mortalité et de morbidité maternelles, en mettant l’accent sur la réduction du nombre d’avortements à risque, une information et une éducation à l’école sur la sexualité et les relations adaptées à l’âge et au sexe des élèves, la démographie y compris la question migratoire, les pandémies de MST et du HIV/sida, l’égalité et les relations entre les hommes et les femmes ainsi que le fonctionnement du Programme d’action de la CIPD.
L’Assemblée a encouragé le Comité des Ministres à commencer des travaux d’élaboration d’une Convention européenne sur la santé sexuelle et reproductive.