14/04/2010 Présidence
Strasbourg, 14.04.2010 – La tenue en novembre d’élections parlementaires libres et équitables en Azerbaïdjan sera pour le pays la meilleure façon de célébrer l’an prochain le dixième anniversaire de son adhésion au Conseil de l’Europe, selon Mevlüt Çavusoglu, Président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE).
A mi-parcours de sa visite officielle de quatre jours en Azerbaïdjan (13-16 avril), le Président a déclaré que l’objectif de sa visite était d’affirmer son soutien à la poursuite des réformes démocratiques dans le pays : « Par le biais de notre procédure de suivi, des conseils de la Commission de Venise et de la contribution d’autres programmes du Conseil de l’Europe, nous tentons d’aider les autorités à instaurer les meilleures conditions possibles pour le déroulement de ces élections. »
« Je suis convaincu que la mise en place de ces conditions n’est possible que si toutes les forces politiques, le parti majoritaire comme les partis de l’opposition, conjuguent leurs efforts ; mon rôle ici est précisément de faciliter ce dialogue. Le Conseil de l’Europe peut certes favoriser ce processus, mais cette tâche incombe aux responsables politiques et au peuple d’Azerbaïdjan. »
M. Çavusoglu a également souligné l’urgence de résoudre le conflit du Haut-Karabakh. « L’Assemblée a clairement exprimé sa position sur la question dans la Résolution 1416, adoptée en 2005. Nous espérons contribuer à l’apport d’une solution en réactivant la Commission ad hoc du Bureau sur le conflit, où pourraient se retrouver des parlementaires d’Azerbaïdjan et d’Arménie, ainsi que d’autres membres de l’Assemblée, pour avancer sur cette question délicate. »
Le Président compte faire de son mieux pour éviter un traitement des Etats membres ‘à deux vitesses’ : « Nous disposons de normes communes qui s’appliquent de la même façon à chacun : nous soutenons la démocratie et les droits de l’homme. »
Durant sa visite, M. Çavusoglu a rencontré le Président de la République, le Président du Parlement, le ministre des Affaires étrangères et les représentants des partis politiques au Parlement, ainsi que des représentants d’ONG et de partis non représentés au Parlement.