Un rapport adopté aujourd'hui par la Commission des migrations de l’APCE à Paris plaide en faveur de programmes de retour volontaire assisté pour les migrants en situation irrégulière, une solution mutuellement avantageuse, plus humaine et moins onéreuse que le retour forcé ou l’éloignement forcé. « Ces programmes peuvent réussir là où le retour forcé échoue, ils peuvent assurer un retour durable, aider au développement du pays d’origine et contribuer à diffuser utilement dans les pays d’origine le message que la migration irrégulière n’ouvre pas la voie au bonheur et à la prospérité à l’étranger », a souligné le rapporteur, Özlem Türköne (Turquie, PPE/DC).
D’après le rapport, quelque 10 à 15 millions de migrants en situation irrégulière vivent aujourd'hui dans les Etats membres du Conseil de l'Europe et chaque année pas moins de 500 000 personnes entrent clandestinement en Europe ou s’y retrouvent en situation irrégulière. Pour accroître le nombre de retours volontaires, les Etats membres devraient ouvrir les programmes à des catégories plus vastes de personnes, par exemple en incluant non seulement les demandeurs d’asile déboutés mais aussi tous les migrants en situation irrégulière, et multiplier les campagnes d’information à l’attention des candidats potentiels au retour. Le rapport présente aussi succinctement les programmes de retour volontaire du Royaume-Uni, des Pays-Bas et de la Suisse. Il sera examiné lors de la session d’été de l’APCE (Strasbourg, 21-25 juin).