Dans le discours qu’il a prononcé à Strasbourg aujourd’hui devant le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux, le Président de l’APCE a souligné une fois encore la nécessité de réformer le Conseil de l’Europe. « Notre Organisation doit avoir une plus grande capacité d’anticipation, une plus grande pertinence et être plus proche des besoins et des aspirations de nos concitoyens européens », a-t-il déclaré. Concernant la réforme du Congrès, il a ajouté qu’il espérait qu’en dépit de la réduction du nombre des commissions permanentes (il n’y en aura plus que trois), le Congrès continuerait de s’intéresser à des questions telles que l’environnement et la bonne gouvernance. « Les mesures environnementales sont extrêmement importantes au niveau local, en particulier du point de vue de leur mise en œuvre. Il en est de même pour la protection des minorités, la lutte contre la discrimination, l’intégration, le dialogue culturel et religieux, les droits sociaux et le développement durable », a-t-il affirmé.
Il a appelé les participants à s’attaquer aux causes profondes de l'extrémisme, afin de combattre la récente recrudescence du racisme, de la xénophobie et de toutes formes d’intolérance à l'égard des personnes de religion différente. « Ces manifestations peuvent être plus ou moins visibles, mais leur résultat est le même : elles favorisent la discrimination, l’aliénation et l’exclusion sociales et les tensions intercommunautaires, et font le lit de l’extrémisme politique », a-t-il ajouté. « Prendre des mesures fermes contre la discrimination, mettre l’accent sur l’éducation civique et le dialogue interculturel et interreligieux, associer la société civile et les organisations non gouvernementales – en particulier celles qui représentent des catégories de la société exclues des voies de participation ordinaires – aux processus de consultation ou de prise des décisions, tels sont les principaux moyens de réduire l’attrait potentiel des groupes et des mouvements extrémistes » a souligné le Président de l’APCE. Il a annoncé que l’APCE projetait d’apporter sa propre contribution à cet égard en organisant en avril 2011 un vaste débat sur la dimension religieuse du dialogue interculturel.