« La culture est souvent perçue comme un luxe pour les élites. C’est une erreur de perspective. Il est impossible de concevoir comment nos sociétés pourraient protéger et développer les autres droits fondamentaux en oubliant que ceux-ci ont été engendrés par le développement culturel », a déclaré ce matin Gvozden Srecko Flego, Président de la Commission de la culture de la science et de l’éducation de l’APCE, en ouvrant à Paris l’audition sur « le droit de chacun de participer à la vie culturelle ».
« Ce droit est un impératif démocratique », a souligné pour sa part Michèle Tabarot, Présidente de la Commission de la culture de l’Assemblée nationale, qui co-organisait la réunion. « Mais c’est une question de volonté, encore plus que de moyens. C’est pourquoi nous sommes en première ligne, lorsque nous avons des responsabilités locales, pour faire vivre ce droit de participer à la vie culturelle », a-t-elle ajouté.
Pour sa part, Jacques Legendre, Président de la Commission de la culture du Sénat français et ancien Président de la Commission de la culture de l’APCE, a affirmé que « c’est par l’action conjuguée de tous les acteurs que nous parviendrons à assurer le droit de chacun à accéder à la vie culturelle ». La culture est un vecteur du lien social, a-t-il dit, et « il est indispensable d’aider les populations les plus fragiles à ‘oser’ accéder aux lieux culturels ».
Jean-Claude Mignon (France, PPE/DC), Président de la délégation française auprès de l’APCE, a tenu à souligner le rôle du Conseil de l’Europe dans la promotion et la sauvegarde de la culture au niveau du continent. « Il faut absolument maintenir la relevance des activités en matière de culture au Conseil de l’Europe. Aujourd’hui, par nos actions, c’est un bel hommage que nous rendons à tous ceux qui ont mis la culture au centre du Conseil de l’Europe depuis sa création et tout au long de ses 60 ans d’existence ».
Muriel Marland-Militello (France, PPE/DC), qui est à l’origine de l’audition, a rappelé que le rapport qu’elle prépare sur le sujet et qui sera présenté à l’Assemblée l’année prochaine, devrait permettre d’évaluer dans quelle mesure les politiques culturelles en Europe ouvrent aux jeunes un réel espace de participation à la vie culturelle, en tant que créateurs et public, et « favorisent l’émergence du désir de culture, y compris le désir de la rencontre avec les autres cultures ».