04/11/2010 Présidence
Strasbourg, 04.11.2010 – Surpris par la déclaration du Président de la Chambre des représentants de Chypre, Marios Garoyian, qui aurait été « induit en erreur » au sujet de la visite du Président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), Mevlüt Çavusoglu, prévue dans la partie nord de l’île, ce dernier a souhaité répondre par écrit.
M. Çavusoglu s’est rendu à Chypre du 31 octobre au 2 novembre. Il y a rencontré le Président Demetris Christofias et le ministre des Affaires étrangères Markos Kyprianou, ainsi que Marios Garoyian. Ensuite, lors de sa visite dans la partie nord de l’île, il s’est entretenu avec Dervis Eroglu, chef de la communauté chypriote turque, ainsi qu’avec des élus de cette communauté.
Dans sa lettre à M. Garoyian, le Président précise : « Vous savez fort bien, tout comme les membres de la délégation chypriote à l’Assemblée parlementaire, que ma visite dans le nord était prévue dès le départ, et avait été annoncée […] avant même que je ne me rende à Chypre. De fait, nous en avions parlé personnellement lors de nos rencontres des dimanche et lundi précédant mon départ ».
M. Çavusoglu a souligné que d’autres Présidents de l’APCE s’étaient, par le passé, déjà rendus dans la partie nord de l’île au cours de visites officielles, ajoutant que, pour rechercher des solutions pacifiques, l'Assemblée a toujours eu la conviction qu’il fallait entendre toutes les parties.
Il a également tenu à répondre au commentaire selon lequel il aurait agi en tant que personnalité officielle turque plutôt qu’en qualité de Président de l’APCE : « Comme vous le savez, j’ai strictement respecté et défendu les positions de l’Assemblée parlementaire telles qu’exposées dans les résolutions de 2004 et 2008 lors de toutes les rencontres que j’ai faites pendant ma visite, y compris dans la partie nord de l’île. Je vous renvoie à ma déclaration publiée à l’issue de ma visite. »
L’allégation selon laquelle le Président aurait, pendant qu’il était dans le nord, résidé dans un hôtel construit sur un terrain ayant appartenu à des Chypriotes grecs est également « totalement fausse », a-t-il écrit.
Dans sa lettre, le Président a réitéré son message selon lequel il faudra « une dose considérable de courage politique » pour résoudre la question chypriote. « Nous avons, j’en suis persuadé, le devoir, en tant qu’acteurs politiques, de faire preuve de responsabilité et de ne pas induire en erreur nos concitoyens sur des questions aussi importantes ; en particulier, il nous faut absolument résister à la tentation d’user et d’abuser de tels sujets durant les campagnes électorales », a-t-il conclu.