15/11/2010 Culture, science, éducation et médias
Markku Laukkanen, Président de la Sous-commission des médias de l’APCE a vivement condamné les violences dont viennent d’être victimes deux journalistes russes, Oleg Kashin, du journal Kommersant, et Anatoly Adamchuk, du journal Zhukovskie Vesti. « C’est un signe inquiétant que deux journalistes de l’opposition soient agressés physiquement en Russie la même semaine, a-t-il indiqué, et je me félicite que le Président russe, Dimitry Medvedev, ait annoncé que les responsables de ces crimes seraient punis quelle que soit leur position. J’espère vraiment que les autorités russes mèneront une enquête sérieuse sur ces incidents.
« La liberté d’expression dans les médias est un instrument essentiel dans une démocratie, qui permet à la population de prendre des décisions éclairées et de rendre ses représentants élus responsables politiquement. Lorsque des journalistes sont victimes d’agressions violentes en raison de leur travail, tout Etat membre du Conseil de l'Europe doit mener une enquête et veiller à ce que les auteurs de ces crimes soient poursuivis en justice. C’est une obligation aux termes de la Convention européenne des droits de l'homme .
« La justice russe n’a toujours pas fait la lumière sur les meurtres de Paul Klebnikov en 2004, d’Anna Politkovskaya en 2006 et de Natalia Estemirova en 2009, ainsi que sur l’agression brutale dont a été victime Mikhaïl Beketov en 2008, qui l’a laissé gravement handicapé et condamné à finir sa vie dans un fauteuil roulant », a déclaré M. Laukkanen. « L’Etat de droit en Russie est décrédibilisé si les crimes graves commis à l’encontre de journalistes critiques du régime demeurent impunis ».