18/11/2010 Questions politiques et démocratie
La coopération entre l'APCE et le Parlement européen doit avoir comme objectif essentiel l'instauration d'un espace européen commun en termes de droits de l'homme, de démocratie et d'Etat de droit, en évitant de créer de nouvelles frontières en Europe, ont conclu les participants d'une audition sur l'impact du Traité de Lisbonne sur l'APCE et le Parlement européen, organisée aujourd'hui à Paris par la Commission des questions politiques de l’APCE.
« Il nous faut donc veiller à ce qu'il y ait une cohérence entre les normes du Conseil de l'Europe et la législation communautaire, et éviter les doublons et un abaissement de nos normes », a déclaré Kerstin Lundgren (Suède, ADLE), rapporteur sur cette question.
« En adhérant à la Convention européenne des droits de l'homme, l'UE se soumettra volontairement à un contrôle externe en matière de droits de l'homme, ce qui renforcera la crédibilité de son engagement concernant les droits fondamentaux », a ajouté Heidi Hautala, Présidente de la Sous commission des droits de l'homme du Parlement européen.
Les participants ont appelé à une coopération institutionnelle plus étroite et à un renforcement du dialogue, de la transparence et de l'échange d'informations entre les deux institutions, afin d'éviter les doublons, le gaspillage de fonds et toute confusion concernant leur rôle respectif.