19/11/2010 Questions politiques et démocratie
Strasbourg, 19.11.2010 – En présentant son mémorandum sur la réconciliation et le dialogue politique entre les pays de l’ex-Yougoslavie*, rendu public lors d’une réunion de la Commission des questions politiques le 18 novembre 2010, le rapporteur de l’APCE Pietro Marcenaro (Italie, SOC) a souligné que depuis que la commission s’est attelée à ce rapport en janvier 2009, les gouvernements concernés ont pris de nombreuses mesures positives, témoignant d’une volonté plus affirmée de surmonter les séquelles du passé.
Selon lui, les problèmes majeurs qui subsistent dans la région concernent l’impasse constitutionnelle qui continue de faire obstacle à l’évolution de la Bosnie Herzégovine vers une démocratie à part entière, l’existence de près d’un demi-million de réfugiés et de personnes déplacées à l’intérieur de leur pays, qui constitue le rappel le plus visible du conflit ainsi que la nécessité de faire la lumière sur le sort de quelque 17 000 personnes disparues.
Le rapport, basé sur le memorandum, examinera également d’autres questions comme les enquêtes sur les crimes de guerre et les poursuites à l’encontre des auteurs de ces crimes, le discours public sur la guerre, l’enseignement de l’histoire de la guerre et la proposition d’instituer une commission vérité et réconciliation, le contexte plus vaste de l’intégration dans l’UE, le dialogue interparlementaire et l’intégration régionale.
Après les visites qu’il a effectuées en Serbie et en Croatie, et celles prévues les 22 et 23 novembre en Bosnie-Herzégovine, et les 29 et 30 novembre à Bruxelles, M. Marcenaro finalisera son rapport qui sera examiné lors de la prochaine session plénière de l’APCE à Strasbourg (du 24 au 28 janvier 2011). Le rapport devrait être examiné en même temps que les rapports sur la protection des témoins, pierre angulaire de la justice et de la réconciliation dans les Balkans (par Jean Charles Gardetto, Monaco, PPE/CD) et sur l’obligation des Etats membres du Conseil de l'Europe de coopérer pour réprimer les crimes de guerre (par Miljenko Doric, Croatie, ADLE).
* Ce terme est utilisé pour décrire le territoire connu jusqu’au 25 juin 1991 sous le nom de République fédérale socialiste de Yougoslavie (RFSY).