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Changement climatique: Lord Prescott préconise un accord de bon sens sur des principes d’équité et de transparence

Strasbourg, 25.11.2010 – Lord Prescott (Royaume-Uni, SOC), rapporteur sur le changement climatique à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, a appelé les nations du monde à s’entendre sur des principes fondamentaux selon lesquels elles lutteront de leur propre initiative contre le changement climatique. Le rapporteur estime en effet que la conférence de l’ONU qui se tiendra la semaine prochaine à Cancun ne débouchera sur aucun accord juridiquement contraignant.

« Le cadre juridique est en train de s’effondrer. Il faut en prendre acte et réfléchir à une autre solution », a déclaré M. Prescott, qui, en sa qualité de Vice-Premier ministre britannique, a représenté l’Union européenne et joué un rôle déterminant dans les négociations du protocole de Kyoto de 1997.

« Chaque pays tente de réduire à sa façon les émissions de gaz à effet de serre : les Etats-Unis ont leur programme, l’UE a un programme, la Chine en a un aussi. Laissons donc chacun suivre son propre chemin, comme le prévoit l’accord de Copenhague, mais convenons au moins de quelques règles d’équité et de transparence. Il est possible de fixer des objectifs en matière d’émission de CO2 dans un cadre national crédible. »

Selon Lord Prescott, l’un des principes essentiels est d’exprimer les objectifs « par habitant ». Il faudrait s’entendre sur un mécanisme international, d’application universelle, qui permette de vérifier que les pays respectent leurs engagements. En outre, les pays riches devraient aider les pays plus pauvres à s’adapter à une croissance à faible intensité de carbone. M. Prescott estime aussi que le monde devrait faire une pause après le protocole de Kyoto, qui se termine en 2012, et se donner le temps d’établir des relations de confiance et de négocier les modalités d’un accord à long terme. Durant cette période de transition, c’est l’accord de Copenhague qui devrait s’appliquer.

« Contrairement à ce qui s’était passé à Kyoto, il n’y aura pas d’accord historique la semaine prochaine, mais nous pouvons prendre quelques initiatives pragmatiques qui permettront des progrès réels. Nous devons faire preuve de bon sens pour léguer à nos enfants et à nos petits-enfants une planète propre, où ils puissent vivre en bonne santé et en sécurité. »

Lord Prescott formera, avec Alan Meale (Royaume-Uni, SOC) et Elsa Papadimitriou (Grèce, PPE/DC), la délégation de l’APCE qui participera, le 6 décembre prochain, à la réunion organisée par l’Union interparlementaire (UIP) en marge de la conférence sur le changement climatique.