03/12/2010 Questions politiques et démocratie | Convention Européenne des Droits de l'Homme
Strasbourg, 03.12.2010 - L’adhésion de l’Union européenne à la Convention du Conseil de l’Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains garantirait « l’application uniforme de ses normes élevées et de son approche des droits de l’homme à travers toute l’Europe », ont déclaré aujourd’hui les participants à la Conférence « Les Parlements unis contre la traite des êtres humains », organisée à Paris par la Commission sur l’égalité des chances de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE). A cette fin, les participants ont décidé d’« aborder cette question dans leurs relations avec les institutions de l’UE, en particulier avec le Parlement européen ».
La déclaration finale souligne également que « la mise en œuvre effective des dispositions de la Convention par les Etats parties est le principal défi à relever » et exprime la conviction des participants que « les parlements nationaux doivent jouer un rôle actif dans le contrôle de cette mise en œuvre ».
« La traite des êtres humains nous concerne tous en tant que parlementaires. Les victimes de la traite sont impuissantes. Nous avons le pouvoir de changer leur situation. Nous avons le pouvoir de leur donner une voix pour se faire entendre », a déclaré Jose Mendes Bota (Portugal, PPE/DC), Président de la Commission de l'APCE sur l'égalité des chances. « Chacun d'entre nous a une responsabilité politique et individuelle : ne tolérons pas l'esclavage. Ne soyons pas des témoins impuissants, battons nous ! », a-t-il ajouté.
A la lumière des bonnes pratiques identifiées lors de la conférence, les participants recommandent aux Etats membres du Conseil de l’Europe et aux parlements nationaux de prendre un certain nombre de mesures pour promouvoir la Convention.