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Une commission de l'APCE adopte des mesures pour consolider la réconciliation et le dialogue politique entre les pays de l'ex Yougoslavie *

Dans une résolution sur la réconciliation et le dialogue politique entre les pays de l'«ex Yougoslavie *»  adoptée aujourd'hui à l'unanimité à Paris, la Commission des questions politiques a déclaré qu’elle soutenait les efforts faits par les pays de l'«ex Yougoslavie » pour se réconcilier et établir une nouvelle relation et elle s'est félicitée de leur engagement à l’égard de la coopération régionale, qui témoigne d'une volonté accrue de surmonter les blessures du passé. Elle a noté avec satisfaction plusieurs exemples positifs d’actions collectives de personnes et de dirigeants de la région en faveur du changement. 

Cela étant, des efforts renouvelés de la part de tous les gouvernements de la région sont nécessaires en vue d’une véritable réconciliation et intégration euro atlantique, a déclaré la commission.

Sur la base d'un rapport de Pietro Marcenaro (Italie, SOC), la commission a insisté sur le fait que les dirigeants doivent être compétents, déterminés et visionnaires dans leurs engagements pour la paix. Elle a précisé que le discours public sur la guerre et ses séquelles variait d'un pays à l'autre, ce qui pouvait être une source potentielle de haine et de conflit. 

« De la même façon que le conflit ethnique et la guerre civile ne sont pas naturels, mais sont des tragédies provoquées par l’homme, leur prévention et leur règlement ne vont pas non plus se produire automatiquement », a souligné M. Marcenaro.

La commission a salué tout particulièrement l'initiative prise récemment par une coalition d'organisations non gouvernementales de Bosnie Herzégovine, de Croatie et de Serbie pour créer une commission régionale visant à établir la vérité sur les crimes de guerre commis en «ex Yougoslavie » (RECOM), chargée de recueillir des informations sur tous les crimes perpétrés pendant les guerres afin d'honorer et de reconnaître l'ensemble des victimes.

En ce qui concerne la situation en Bosnie Herzégovine, la commission a regretté que lors des élections législatives du 3 octobre 2010, des restrictions - fondées sur l'origine ethnique et le lieu de résidence - aux droits de suffrage actif et passif aient encore été appliquées et que l'impasse constitutionnelle continue de faire obstacle à l’évolution du pays vers une démocratie à part entière.

La commission est convaincue que le dialogue interparlementaire devrait être encouragé  au niveau régional et elle a souligné l'importance de renforcer le rôle des parlements nationaux des Etats de l'«ex Yougoslavie » dans les efforts visant à une réconciliation complète dans la région. Elle considère que l'Assemblée devrait offrir une plateforme pour ce dialogue, le cas échéant en coopération avec le Parlement européen.

Le rapport de M. Marcenaro sera examiné pendant la session de janvier de l'APCE à Strasbourg (24 28 janvier 2011).


*Le rapporteur utilise le terme d’« ex Yougoslavie » pour décrire le territoire connu sous le nom de République fédérale socialiste de Yougoslavie (RFSY) jusqu'au 25 juin 1991.