25/02/2011 Questions sociales, santé et développement durable
Tout en soulignant que le changement climatique contribue à aggraver le problème de la malnutrition dans les régions les plus arides du globe, la Commission de l’environnement a rappelé à cet égard que le manque d’eau entraînait aussi des actes de violence et des conflits «pouvant menacer la stabilité politique et sociale d’un Etat». Les relations étroites entre eau et sécurité se confirment, ont dit les parlementaires, tout en constatant que l’eau est devenue de plus en plus « un outil militaire et politique et une nouvelle arme pour les terroristes ».
En suivant les propositions du rapporteur Bernard Marquet (Monaco, ADLE), la commission a demandé aux gouvernements européens de reconnaître l’accès à l’eau comme un droit de l’homme fondamental et d’appliquer et de réviser, si nécessaire, les règles de droit international de l’eau. Les mécanismes de gestion en commun des rivières et des aquifères transfrontaliers devraient être revus à la transparence, et les flux d’informations entre tous les acteurs devraient être améliorés. Les parlementaires ont également prôné la mise en œuvre d’un programme d’aide et de coopération avec les pays qui souffrent du manque d’eau.
Ils ont encouragé les parlements et toutes les instances intéressées à faire partie du helpdesk, tel que recommandé lors du 5ème Forum Mondial de l’Eau qui s’est tenu à Istanbul en 2009.