25/02/2011 Questions sociales, santé et développement durable
Même si l’exposition aux champs électromagnétiques ne devait pas avoir un caractère nocif, la vigilance doit être maintenue et ce sujet nécessite la poursuite de travaux scientifiques. En somme, le principe de précaution, le renforcement des mesures de prévention, un débat contradictoire et une information sérieuse sont indispensables.
Tel était le point de départ exposé par Jean Huss (Luxembourg, SOC) lors de l’ouverture de l’audition organisée ce matin à Paris par la Commission de l’environnement de l’Assemblée, dans le cadre de la préparation d’un rapport sur cette question.
Parmi les participants, David Gee, conseiller principal auprès de l’Agence européenne de l’environnement, a souligné que cet organisme soutient la promotion des mécanismes d’alerte précoce et estime que les scientifiques doivent travailler en toute liberté et indépendance, même quand le résultat de leur travail va à l’encontre de certains intérêts. Pour toutes les nouvelles technologies, il est indispensable d’investir dans des études pouvant alerter des dangers éventuels.
Etienne Cendrier, porte parole national de l’ONG française « Robin des toits » a prôné la multiplication des antennes relais comme un bon exemple d’application concrète du principe de précaution. Sceptique quant aux résultats d'études qui dépendraient largement de la source de financement, et tout en étant en faveur de l’usage de la technologie mobile, il a demandé une réglementation qui établirait un seuil obligatoire d’émissions radioélectriques inférieur à 0,6V/m, La science indépendante de l'industrie affirme unanimement, a-t-il rappelé, que ces émissions sont nocives à partir de 0,6V/m.
Jean-Marie Danjou, Directeur général délégué représentant la Fédération Française des Télécoms (FFT), a pour sa part souligné que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et les autorités sanitaires indiquent qu’il n’y a pas de danger pour la santé à vivre près d’une antenne-relais. Dans ce débat, a-t-il ajouté, il faut surtout ramener de la sérénité et de la confiance, tout en brandissant la carte de la transparence.
Les membres de la commission débattront du projet de rapport de M. Huss et voteront l’avant projet de résolution lors de la réunion qui aura lieu en avril prochain.