22/03/2011 Questions sociales, santé et développement durable
Strasbourg, 22.03.2011 - Un quart des écoliers européens souffrent d’excès de poids ou d’obésité, le surpoids et l’obésité étant plus fréquents chez les enfants d’Europe du Sud que chez ceux d’Europe du Nord, souligne Michael Hancock (Royaume-Uni, ADLE) dans son rapport sur « La protection des enfants et des jeunes contre l’obésité et le diabète de type 2 ». Les îles de Malte, Sicile, Gibraltar et Crète sont particulièrement concernés, ainsi que l’Espagne, le Portugal et l’Italie, avec des taux de surpoids et d’obésité supérieurs à 30 % chez les enfants âgés de 7 à 11 ans. Le Royaume-Uni, l’Irlande, Chypre, la Suède et la Grèce affichent des taux supérieurs à 20 %, tandis que la Hongrie, l’Allemagne, le Danemark, les Pays-Bas et la Bulgarie font état de taux de surpoids situés entre 10 et 20 %.
Dans un projet de résolution et de recommandation adoptés aujourd'hui à Paris, la Commission des questions sociales de l’APCE invite les Etats membres à prendre des mesures d'urgence pour protéger les enfants et les jeunes de l’apparition et des conséquences de l'obésité et du diabète de type 2, et en particulier des mesures visant à promouvoir des habitudes alimentaires saines, un style de vie sain et un environnement sain.
Au rang de ces mesures figurent l'amélioration des repas à l'école, la promotion de l'allaitement, l’amélioration de la mobilité urbaine, par exemple en encourageant le vélo grâce à un urbanisme plus adapté, des campagnes de sensibilisation en milieu scolaire, des réglementations en matière de marketing alimentaire et l'introduction éventuelle de taxes sur les produits alimentaires ayant une teneur élevée en acides gras trans-synthétiques.
« La prévalence de l'obésité infanto-juvénile a très peu évolué jusqu'au début des années 80, avant d'afficher des signes d'accélération marqués dans les années 90 et au début des années 2000. Si rien n’est fait pour enrayer le développement de l’obésité et du diabète de type 2 parmi les enfants et les jeunes, les Etats membres seront confrontés pendant les quinze ou vingt prochaines années à une très forte augmentation des dépenses de santé nécessaires pour couvrir le coût des maladies qui leur sont liées, en particulier les maladies cardiovasculaires et les cancers liés à l’obésité. Rien qu’en France, le coût de l’obésité pourrait atteindre 7% des dépenses publiques de santé en 2020 », prévient Michael Hancock.