22/03/2011 Questions sociales, santé et développement durable
Strasbourg, 22.03.2011 - « La pauvreté, qui engendre et aboutit à l’absence d’accès aux droits humains, ne peut être éliminée que si les stratégies de réduction de la pauvreté sont fondées sur ces droits. Laisser des personnes dans la pauvreté détruit le tissu social, ce qui empêche la croissance du pays et sa prospérité pour les générations futures », souligne Luca Volontè (Italie, PPE/DC) dans son rapport sur la lutte contre la pauvreté, qui doit être examiné par l’APCE lors de sa session de Printemps, le mercredi 13 avril.
Déplorant l’aggravation alarmante de la pauvreté ces dernières années en Europe – rien que dans l’UE, 16% de la population vit dans la misère – il appelle à une mutation dans la conception des politiques publiques, de façon que les droits humains, y compris les droits sociaux, soient à la base de toutes les décisions politiques européennes dans tous les domaines de la vie – de la sphère économique à la santé et aux politiques familiales, à la sécurité interne et à l’élimination de la pauvreté - et qu’ils s’appliquent à chacun sans discrimination, y compris aux personnes touchées par la misère. « La pauvreté est un obstacle à la jouissance des droits humains, que ce soit des droits politiques, civils, sociaux, économiques ou culturels », a-t-il estimé.
Dans le projet de résolution et de recommandation adoptés aujourd’hui à Paris, la commission exhorte les Etats membres à s’engager à mettre fin à la pauvreté par une série de mesures, y compris le plein accès à l’emploi et une assistance médicale et un logement appropriés, une rémunération équitable par l’octroi d’un salarire minimum, la ratification de la Charte sociale européenne du Conseil de l’Europe et d’autres instruments juridiques connexes ainsi que des mesures destinées à la protection des droits des enfants, des femmes, et des membres de minorités et des communautés de migrants en situation de pauvreté.