14/04/2011 Suivi
Strasbourg, 14.04.2011 - Tout en se félicitant des nombreuses initiatives des autorités en vue de la réforme électorale et des réformes de la police et de la justice, les co-rapporteurs de la Commission de suivi de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) sur le respect des obligations et engagements de l’Arménie (John Prescott, Royaume-Uni, SOC, et Axel Fischer, Allemagne, PPE/DC) ont estimé qu’il convient désormais que ces initiatives soient traduites dans la pratique. Les rapporteurs le soulignent dans une note d’information, les changements législatifs seuls ne suffisent pas : ils « doivent s’accompagner de politiques visant à faire évoluer les pratiques et les mentalités ».
Selon la note, la détention prolongée de certaines personnes pour leur rôle dans les événements de mars 2008, ainsi que l’absence d’enquête en bonne et due forme sur les causes des 10 décès survenus à cette époque, « continuent d’empoisonner l’environnement politique en Arménie et risquent d’avoir des répercussions regrettables sur les élections de l’année prochaine ».
Le statu quo actuel concernant les réformes, soulignent-ils, associé à la polarisation politique et à la dégradation de l’environnement social et économique, « pourrait provoquer de nouveaux mouvements sociaux si l’on négligeait de s’en occuper ou s’il ne débouchait pas sur des élections véritablement démocratiques ».
Les rapporteurs préparent un rapport sur le fonctionnement des institutions démocratiques en Arménie qui sera débattu lors de la partie de Session plénière d’automne 2011 de l’Assemblée.