16/09/2011 Questions sociales, santé et développement durable
Strasbourg, 16.09.2011 - « Toute 'sexualisation' des enfants dans les médias et ailleurs est à éviter et à combattre, car elle constitue une première étape vers la représentation de nos enfants comme objets sexuels qui, alors, se voient exposés à l’abus et à l’exploitation par des délinquants sexuels et par des groupes de criminels, » a aujourd’hui déclaré Augustin Conde Bajén (Espagne PPE/DC) en présentant son rapport sur les images d’abus commis sur des enfants à la Commission des questions sociales réunie à Paris.
Il a rappelé que ces images n’étaient pas de simples images mais qu’elles renvoient à une série d’infractions, depuis la sollicitation, la corruption ou la traite d’enfants à des fins sexuelles jusqu’à la diffusion, la collecte et la consultation d’images d’abus en passant par diverses formes d’abus sexuels commis sur des enfants.
Dans un projet de recommandation adopté à l’unanimité, la commission estime qu’il est important d’ériger en infraction pénale le fait d’accéder, en connaissance de cause, à la pornographie enfantine et de prévoir l’obligation de bloquer des sites web à contenu illégal lorsqu’il n’est pas possible de les supprimer rapidement. La commission en appelle à une action internationale engagée, coordonnée et transversale pour combattre tous les types de délits liés à des images d’abus commis sur des enfants.