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« Il faut privilégier les personnes, et non les politiques, lors du traitement des conséquences humanitaires de la guerre entre la Géorgie et la Russie », selon une rapporteuse de l’APCE

Strasbourg, 22.09.2011 – « Ce sont les personnes, et non les politiques, qu’il faut privilégier lors du traitement des conséquences humanitaires de la guerre entre la Géorgie et la Russie. » Tel a été l’appel lancé par Tina Acketoft (Suède, ADLE), rapporteuse de la Commission des migrations de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), au terme d’une visite d’information de trois jours en Géorgie pour son rapport « Suites des conséquences humanitaires de la guerre entre la Géorgie et la Russie : la situation humanitaire dans les régions touchées par la guerre ».

« Il convient de féliciter les autorités géorgiennes pour les progrès réalisés depuis la guerre d’août 2008, avec le soutien de la communauté internationale et de la société civile, concernant les problèmes des personnes déplacées à l’intérieur du pays », a-t-elle déclaré. « Les efforts déployés par les autorités pour fournir un logement à ces personnes et le fait qu’elles aient pris conscience de la nécessité de travailler à des solutions durables sont le signe de leur engagement en faveur des personnes le plus durement touchées par le conflit. »

« En tirant des enseignements de ce qui a et n’a pas marché par le passé, des solutions de logement durables restent encore à trouver pour de nombreuses personnes vivant dans des centres collectifs et dans des résidences privées. Cette question du logement, ainsi que la nécessité de garantir les moyens de subsistance des personnes déplacées, doivent rester une priorité pour les autorités, la communauté internationale et la société civile. »

Mme Acketoft a aussi exprimé sa préoccupation au sujet des informations sur la situation humanitaire difficile des personnes vivant dans les régions géorgiennes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud, et en particulier près de Gali et d’Akhalgori. « Selon moi, l’accès et la sécurité sont les deux problèmes les plus importants », a-t-elle affirmé. « Ils touchent les personnes et les communautés présentes de part et d’autre de la frontière administrative et ce sont deux aspects auxquels je devrais m’intéresser plus en détail lors de ma prochaine visite. »

Au cours de sa visite qui s’est déroulée du 20 au 22 septembre 2011, Mme Acketoft a rencontré des représentants du gouvernement, des organisations internationales, des organisations non gouvernementales, et des autorités locales, ainsi que des personnes déplacées à l’intérieur du pays et le Défenseur public de la Géorgie.