26/09/2011 Migrations, protection internationale et coopération économique
Strasbourg, 26.09.2011 – « J’ai été impressionné par les progrès accomplis par les autorités fédérales et locales russes dans le Caucase du Nord en termes de construction et de sécurité, pour la population générale et pour les personnes déplacées dans le pays », a déclaré Nikolaos Dendias (Grèce, PPE/DC), rapporteur de la commission des migrations de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), à l’issue d’une visite de cinq jours à Moscou et dans les Républiques d’Ossétie du Nord-Alanie, de Tchétchénie et d’Ingouchie. Cette visite faisait partie d’une mission d’information effectuée par M. Dendias dans le cadre de la préparation de son rapport sur « La situation des personnes déplacées dans le Caucase du Nord et retournées dans la région ».
« Je m’attendais à me retrouver dans une région en proie aux troubles et à l’insécurité, mais j’ai constaté de nets progrès. Rien qu’en Tchétchénie, plus de 323 000 personnes déplacées sont retournées chez elles au cours des 10 dernières années. Plus de 40 000 familles ont été dédommagées de la destruction de leurs biens, ce qui représente 14 milliards de roubles d’indemnités. Ces chiffres sont certes impressionnants, mais il ne faut pas relâcher les efforts. »
« Il reste beaucoup à faire pour que les personnes déplacées dans le pays obtiennent un statut juridique et l’enregistrement de leur résidence et aient accès à un logement décent et à l’emploi. Les personnes déplacées encore hébergées dans des structures d’accueil temporaire dans les trois républiques comptent parmi les plus vulnérables ; la plupart d’entre elles ne sont pas en mesure de retourner chez elles ni même de subvenir à leurs besoins. »
« Je me réjouis que les gouvernements des trois républiques soient conscients des problèmes et aient promis d’y remédier. Les problèmes ne peuvent évidemment pas tous être réglés du jour au lendemain, mais il est nécessaire d’améliorer la transparence et la communication pour apaiser les sentiments d’anxiété qui perdurent dans les communautés de personnes encore déplacées. »