15/11/2011 Questions politiques et démocratie
La Commission des questions politiques de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), a réaffirmé le caractère universel des droits de l’homme, en approuvant aujourd’hui, lors de sa réunion à Paris, le rapport de Denis Badré (France, ADLE) sur le sujet.
Selon le texte du rapporteur, les droits de l’homme autonomisent parce qu’ils sont centrés sur l’individu : droit à la vie, principe de non-discrimination, droit à la justice et à un procès équitable, droit à être protégé de la torture, droit à la liberté d’opinion et de religion, notamment.
L’affirmation des droits de l’homme vaut pour tous et partout ; sinon, elle n’a aucun sens. En effet, elle implique la dignité intrinsèque de tous les membres de la famille humaine, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion. Ni les valeurs culturelles, traditionnelles ou religieuses, ni les règles d’une « culture dominante » ne peuvent être invoquées pour justifier des discours de haine ou toute autre forme de discrimination y compris fondée sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre.
ll est indispensable cependant de dépasser l’opposition entre relativisme et universalisme. L’on ne dissipera la confusion qui entoure les droits de l’homme que par une meilleure compréhension de la palette des identités et de la signification subjective et collective de la religion, l’abandon des dogmatismes et une approche pragmatique axée sur ce qu’il est possible de faire ensemble en tant qu’êtres humains.
Le Conseil de l’Europe demeure le principal défenseur de l’universalité des droits de l’homme en Europe et devrait continuer à promouvoir les droits de l’homme dans le cadre du dialogue interculturel au sein des Etats membres et avec les pays voisins.
Nos gouvernements et parlements doivent faire davantage pour assurer l’intégration de l’éducation aux droits de l’homme dans les programmes d’enseignement et la diffusion du langage et des valeurs des droits de l’homme dans le contexte de cultures et de religions différentes, à tous les niveaux de l’environnement scolaire, et pour définir des stratégies permettant aux apprenants de devenir des acteurs du changement social, politique et culturel.