Logo Assembly Logo Hemicycle

Durban : Pour Alan Meale, il faut arrêter le compte à rebours sur Kyoto en attendant un régime successeur

Strasbourg, 05.12.2011 - « Nous sommes fermement convaincus, à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) que le protocole de Kyoto ne devrait pas pouvoir expirer sans être remplacé par un nouveau régime. À défaut d'un accord sur ce nouveau cadre, Kyoto doit être maintenu » a prévenu Alan Meale (Royaume-Uni, SOC) à la réunion-débat du panel de lUIP à Durban sur ‘Instaurer un cercle vertueux « push-pull » pour les projets à faible émission de carbone et les projets sur les énergies renouvelables’. »

« C’est pourquoi nous estimons que la seule option respectueuse des principes et de l'esprit de Kyoto est d’arrêter le compte à rebours sur Kyoto et de maintenir ses mécanismes en état de fonctionnement, jusqu'à ce qu’un régime successeur ait été trouvé. À cet égard, non seulement cela n’entraînera pas l’expiration des mécanismes, des principes fondamentaux et des principales structures de Kyoto, mais les différentes parties pourront continuer d'agir comme si le protocole était toujours en vigueur, et se laisser le temps de négocier un régime successeur ».

« Plutôt que de reporter les actions nationales et de les suspendre à un nouvel accord mondial, les Parties seront incitées à continuer d’agir pour réduire leurs propres émissions de gaz à effet de serre, en ayant l’assurance qu'un nouveau régime global d'objectifs contraignants sera mis en place, lequel prendra en compte les réductions atteintes » a-t-il ajouté.

« D’après les climatologues, nous devons réduire notre niveau d'émission annuel de 20 milliards de tonnes à l’horizon 2030. Ce qui signifie que chaque tonne de CO2 émise d’ici là devra produire jusqu'à cinq fois plus de valeur économique ajoutée qu’aujourd’hui. La réussite des entreprises de demain dépend des opportunités d’investissement d’aujourd’hui, dans les technologies à faible niveau d’émissions de carbone. Mettre en place cette économie implique des changements radicaux à tous les niveaux, du comportement individuel aux politiques nationales. Un changement aussi radical nécessite trois éléments majeurs : investissements de capitaux, capacité d'exécution et soutien politique ».

«Taxer les émissions est la seule solution réaliste si nous voulons réduire massivement les émissions de gaz à effet de serre dans une économie de marché. On peut donc espérer que les nouvelles taxes carbones instaurées en Chine et en Australie s’inscrivent dans une tendance qui va s’amplifier », a conclu Alan Meale.