07/03/2012 Culture, science, éducation et médias
Strasbourg, 07.03.2012 – L'instance dirigeante du football, la FIFA, devrait ouvrir une enquête interne afin de déterminer si, lors de la dernière campagne présidentielle, les candidats, et notamment le candidat élu, ont profité de leurs positions institutionnelles pour « s'octroyer des avantages indus ou en octroyer à des électeurs potentiels », d'après une commission de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE).
La Commission de la culture, de la science, de l'éducation et des médias de l'APCE, réunie hier à Paris pour approuver un rapport sur « La bonne gouvernance et l'éthique dans le sport » de François Rochebloine (France, PPE/DC), a aussi insisté pour que la FIFA publie dans leur intégralité tous les documents judiciaires et autres relatifs au cas de la société suisse de promotion du sport ISL dont la faillite en 2001 avait donné lieu à des allégations de rétrocommissions à des responsables de la FIFA en échange de droits de retransmission télévisée. Thomas Hildbrand, le procureur spécial suisse chargé de cette affaire, a participé à la réunion et donné à la commission des informations détaillées sur les derniers faits intervenus.
Dans un projet de résolution adopté à l'unanimité, la commission a déclaré que la FIFA devrait « éclaircir pleinement les faits sous-jacents aux divers scandales qui, dans ces dernières années, ont terni son image et celle du football international ». Les pouvoirs d’enquête de sa commission d'éthique en particulier devraient être significativement renforcés, ont déclaré les parlementaires.
Le texte de la commission sera débattu par l'Assemblée plénière, qui regroupe 318 parlementaires des 47 Etats membres du Conseil de l'Europe, en principe le 25 avril, à l’occasion de la session plénière de printemps qui se tiendra à Strasbourg.
Dans le même rapport, la commission a aussi proposé une série complète de lignes directrices sur la bonne gouvernance et l'éthique du sport, y compris sur la lutte contre la corruption, que les instances sportives nationales et internationales et les gouvernements pourraient suivre.