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Des mesures visant à combattre le chômage, le sous-emploi, la pauvreté et l’exclusion des jeunes

Strasbourg, 23.05.2012 - Dans un projet de résolution adopté hier sur « La jeune génération sacrifiée : répercussions sociales, économiques et politiques de la crise financière, la Commission des questions sociales, de la santé et du développement durable de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), rappelle que la jeune génération se retrouve dans un engrenage disproportionné de chômage et de sous-emploi, de pauvreté et d’exclusion qui pourrait avoir des conséquences tragiques.

« L’Europe risque non seulement de voir une génération perdue, mais aussi de mettre en péril sa stabilité politique, sa cohésion, sa justice et sa paix sociales, tout autant que sa compétitivité et ses perspectives de développement sur le long terme. Les jeunes ne doivent pas être considérés comme un problème à résoudre mais comme un atout, » a souligné le rapporteur Luca Volontè (Italie, PPE/DC).

Afin d’inverser cette tendance, la commission propose une série de mesures concrètes concernant les politiques de jeunesse, l’employabilité les compétences des jeunes, la protection sociale et la promotion de la citoyenneté active et du dialogue social.

La commission estime notamment que non seulement les politiques de jeunesse doivent figurer en tête des priorités politiques, mais qu’il faudra également y affecter des ressources financières suffisantes et réorienter les politiques macroéconomiques vers la création d’emploi durable et l’investissement dans une éducation et une formation tout au long de la vie.

Des avantages fiscaux pour des jeunes entrepreneurs, ou encore des incitations fiscales pour les employeurs qui proposent aux jeunes des formations en apprentissage, ainsi qu’une meilleure couverture fournie par la sécurité sociale publique, devraient compléter des programmes nationaux de « garantie pour la jeunesse » visant à assurer qu’aucun jeune ne se retrouve, contre son gré, sans emploi ni enseignement ou formation durant plus de quatre mois.

Enfin, la Commission plaide en faveur d’un dialogue social grâce au développement de partenariats public-privé entre les établissements d’enseignement, les entreprises, les pouvoirs locaux, les syndicats, les agences d’emploi et les services sociaux.  

Dans un projet de recommandation la commission invite le Comité des Ministres à proposer cet ensemble de mesures aux ministres responsables de la jeunesse qui se réuniront à Saint-Pétersbourg du 23 au 25 septembre 2012 et à examiner à nouveau la proposition de rédiger une convention-cadre européenne relative aux droits des jeunes.

Le rapport sera débattu lors de la prochaine session plénière de l’APCE (Strasbourg, 25-29 juin).