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Le Président de l’APCE appelle à la vigilance pour le respect des valeurs du Conseil de l’Europe

« En ces temps de crise, nous devons aussi rester vigilants afin d’assurer que tous nos Etats membres respectent nos valeurs et les engagements pris, » a rappelé aujourd’hui le Président de l’APCE, Jean-Claude Mignon à l’ouverture de la session d’été. « Je pense, par exemple, aux développements en Hongrie, où des lois récemment adoptées suscitent des doutes concernant le respect de nos standards, notamment dans le domaine de l’indépendance de la justice. Je suis également inquiet par rapport aux conséquences possibles de la nouvelle la loi russe sur les manifestations : en effet, le respect de la liberté de rassemblement et de la liberté d’expression est essentiel dans une société démocratique. En Ukraine, d’importantes réformes peinent à avancer à la veille des élections parlementaires qui se tiendront cet automne. De plus, je ne peux que réitérer mon inquiétude face à la situation de l’ancien Premier Ministre et leader d’un parti d’opposition, Mme Timoshenko, aujourd’hui en prison. Demain, la Cour Suprême commencera l’examen de son pourvoi en cassation et j’espère que Mme Timoshenko pourra retrouver la liberté bientôt, » a souligné le Président.

Jean-Claude Mignon a également lancé un nouvel appel à toutes les parties, et tout particulièrement aux forces armées du régime de Bachar El-Assad en Syrie, de cesser les violences, afin de donner une chance au processus de paix. « Le danger d’une guerre civile est bien réel. Nous devons donc agir maintenant et j’appelle tous les pays membres du Conseil de Sécurité et, en particulier, les membres permanents, à engager rapidement un dialogue concret sur des mesures internationales plus décisives que l’on pourrait envisager face à cette situation intenable, tout en respectant scrupuleusement les dispositions de la Charte des Nations Unies, » a-t-il souligné.

Face aux développements en Egypte, le Président a exprimé son inquiétude soulignant que la transition démocratique semblait être compromise. « La dissolution du Parlement et l’octroi au Conseil suprême des forces armées d’importants pouvoirs, notamment, celui de rédiger la nouvelle constitution, pourraient gravement déstabiliser la situation. Les résultats de l’élection ont été annoncés hier, mais nous avons toujours des doutes quant aux futurs pouvoirs réels du Président. Nous devons rester très vigilants face à cette situation qui évolue rapidement, » a-t-il conclu.

En ce qui concerne la Tunisie, le Président a exprimé l’espoir que les discussions permettront à l’Assemblée Nationale Constituante de faire une demande de statut de partenaire pour la démocratie, ouvrant ainsi de nouvelles opportunités pour renforcer notre coopération.