26/06/2012 Session
26.06.2012 – La Commission des questions politiques et de la démocratie de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), réunie à Strasbourg, a fait aujourd’hui la déclaration suivante :
« Dans la perspective des prochaines élections législatives le 23 septembre 2012 au Bélarus, la Commission des questions politiques et de la démocratie demande instamment aux autorités du Bélarus d'ouvrir un espace politique et de respecter leurs engagements vis-à-vis de l'OSCE en termes de normes pour des élections libres et équitables, de réformes électorales, de liberté des médias et de respect des droits de l'homme.
La commission regrette que la Commission électorale centrale du Bélarus ait récemment décidé qu'il n'y aurait pas de modifications de la législation électorale avant les élections législatives, comme le recommandait le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l'homme (BIDDH) de l’OSCE. Elle fait également part de sa vive inquiétude concernant la poursuite des arrestations de défenseurs des droits de l'homme, d'opposants politiques et de journalistes et regrette que plusieurs d'entre eux soient toujours en prison, malgré les appels répétés de l'Assemblée parlementaire et de la communauté internationale en général, en faveur de leur libération et du rétablissement de leurs droits.
La commission souligne l'importance des opposants et des dissidents non violents, qui ne devraient pas être considérés comme des terroristes ou des anarchistes. La réaction des autorités face à la dissidence et à l'opposition est un indicateur quant à la santé d'une démocratie.
La commission appelle les dirigeants du Bélarus à encourager une campagne législative équitable et démocratique et à garantir la liberté d'expression, d'association et de réunion, ainsi que les droits politiques de tous les mouvements d'opposition. Elle demande aussi instamment aux autorités d’autoriser les observateurs internationaux à surveiller les élections dans le pays, et d’autoriser les défenseurs internationaux des droits de l’homme à surveiller le respect des libertés fondamentales durant la période électorale, de faciliter leur travail et de coopérer activement avec eux ».