03/07/2012 Migrations, protection internationale et coopération économique
Strasbourg, 3 juillet 2012 – Tineke Strik (Pays-Bas, SOC), dont l'enquête menée pour le compte de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) a établi « tout un inventaire de défaillances » ayant entraîné la mort de 63 personnes qui fuyaient la Libye par mer et dont l'appel de détresse a été ignoré, présentera ses conclusions à la Commission des droits de l'homme du Sénat italien, le 4 juillet à Rome.
Son rapport conclut que « maintes occasions de sauver les vies des personnes à bord du bateau ont été perdues » et que les autorités italiennes ont leur part de responsabilité dans cette tragédie : « l'Italie, en sa qualité de premier Etat à recevoir les appels de détresse, aurait dû assumer la responsabilité d'une coordination des opérations de recherche et de sauvetage ».
Deux jours plus tard, le 6 juillet, la sénatrice Strik sera la principale intervenante d'un séminaire organisé à Bruxelles par le Centre d'études politiques européennes ; elle y discutera de ses conclusions notamment avec un ancien conseiller juridique de l'OTAN, un représentant de Frontex, l'Agence pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures de l'UE, et un représentant de la Commission européenne. Le rapport conclut également, entre autres, que l'OTAN « n’a pas réagi aux appels de détresse » dans une zone militaire placée sous son contrôle.