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L'Europe ne peut pas se permettre une autre Srebrenica : la politique étrangère ne peut plus négliger les droits de l'homme

Strasbourg, 03.10.2012 - « Lorsque la politique extérieure néglige trop longtemps les droits de l’homme et se concentre uniquement sur les intérêts économiques et géopolitiques stratégiques, des crises en rapport avec les droits de l’homme peuvent se déclencher et des ‘interventions humanitaires’ d’urgence devenir des impératifs moraux. L'Europe ne peut pas se permettre une autre Srebrenica : la politique étrangère ne peut plus négliger les droits de l'homme », a rappelé aujourd’hui Pietro Marcenaro (Italie, SOC), en présentant son rapport sur les droits de l’homme et la politique étrangère.

En adoptant une résolution et une recommandation, l’APCE invite les Etats membres du Conseil de l’Europe à s’efforcer d’assurer la cohérence entre, d’une part, les principes qu’ils se sont engagés à respecter à l’échelon national en matière de démocratie et de droits de l’homme et, d’autre part, la gestion de leurs relations extérieures et la mise en œuvre de leurs stratégies de politique étrangère. Il faut, selon l’APCE intégrer tous les aspects (civils, politiques, sociaux, économiques et culturels) des activités en matière des droits de l’homme dans divers domaines d’action, en particulier la prévention des conflits, la sécurité, la lutte contre le terrorisme, les questions de migration et d’asile, les politiques commerciales et la coopération au développement afin de mener une politique des droits de l’homme cohérente et axée sur les résultats, et ce dans la zone du Conseil de l’Europe et au-delà.

L’APCE invite également les parlements nationaux à encourager la diplomatie parlementaire et à créer des commissions ou sous-commissions des droits de l’homme agissant en liaison avec les commissions des affaires étrangères.

Enfin, elle encourage l’Union européenne à notamment mieux tirer parti du savoir-faire du Conseil de l’Europe en matière de démocratie, de droits de l’homme et d’Etat de droit dans la stratégie de politique extérieure commune de l’Union européenne. La récente création du Service européen pour l’action extérieure représente une occasion unique, qu’il ne faudrait pas laisser passer, d’améliorer les relations entre les droits de l’homme et la politique étrangère, a conclu l’APCE.