28/11/2012 Migrations, protection internationale et coopération économique
Strasbourg, 28.11.2012 – Quatre ans après la guerre entre la Géorgie et la Russie, la Commission des migrations de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) estime que la politique étouffe toute perspective d’amélioration des problèmes humanitaires causés par la guerre.
Dans un projet de résolution fondé sur un rapport de Tina Acketoft (Suède, ADLE) et approuvé hier à Genève, la commission souligne que les conséquences humanitaires du conflit restent un grave sujet de préoccupation : « Alors que les besoins urgents des personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays (PDI) et des réfugiés ont pour l’essentiel été pris en charge, on assiste à un gel lent mais indubitable du conflit, l’intérêt politique primant sur la vie des personnes ».
Elle ajoute que l’attention portée de toutes parts aux questions de statut, au franchissement de la ligne de démarcation administrative (LDA) et aux problèmes de terminologie étouffe toute possibilité de progrès sur le plan humanitaire. « Ces questions sont de nature politique et devraient être secondaires, au lieu de dominer le débat sur les questions humanitaires », souligne la commission. L’évolution récente de la situation politique en Géorgie à la suite des élections du 1er octobre « constitue une opportunité pour un changement de dialogue de chaque partie », ajoute-t-elle.
« Le plus grand problème humanitaire » auquel est confronté le gouvernement géorgien est la nécessité de trouver des logements durables et des moyens de subsistance pour les personnes déplacées, bien que la commission ait félicité le gouvernement pour l’essentiel de son action dans ce domaine.
Le rapport doit être débattu à l’Assemblée lors de sa session plénière d’hiver en janvier 2013.