13/12/2012 Questions politiques et démocratie
14.12.2012 – Un pas en avant dans la voie d’un encouragement à prendre davantage en considération les droits de l’homme dans la politique étrangère européenne a été accompli aujourd’hui à Turin où les principales commissions de pas moins de 47 parlements nationaux ont décidé de se réunir sur une base institutionnelle pour promouvoir cette pratique.
Dans une déclaration adoptée aujourd’hui à l’issue d’une conférence de deux jours sur cette question, les représentants des commissions des affaires étrangères et des commissions des droits de l’homme des parlements de l’ensemble des Etats de l’Union européenne et du Conseil de l’Europe ont proposé de se réunir lors d’un forum organisé par l’APCE et d’inviter le Parlement européen à se joindre à l’organisation de ces rencontres.
Plus de cent participants étaient présents à la conférence, dont le nouveau représentant spécial de l’Union européenne pour les droits de l’homme, Stavros Lambrinidis, qui a été nommé récemment. Ils ont en outre, appelé à une relation plus étroite entre les droits de l’homme et la politique étrangère, soulignant que « lorsque la politique extérieure néglige les droits de l’homme et qu’elle est uniquement guidée par la Realpolitik, des crises de droits de l’homme se déclenchent ».
Dans la déclaration, les participants ont aussi invité les Etats membres de l’UE à rendre leurs choix et leurs comportements en matière de politique étrangère plus cohérents et ont affirmé que les normes de l’Organisation des Nations Unies et du Conseil de l’Europe devaient être systématiquement intégrées dans leurs stratégies de politique extérieure et maintenues dans toutes les circonstances.