19/12/2012 Culture, science, éducation et médias
Strasbourg, 19.12.2012 - « La bonne gouvernance du sport est affectée par les enjeux de pouvoir et par l’opacité des processus décisionnels. Et une responsabilité particulière incombe à la FIFA. Nous sommes engagés à encourager les réformes qui devraient apporter à cette instance mondiale la transparence et le sens des responsabilités dont elle manque », a déclaré ce matin Gvozdzen Flego (Croatie, SOC), Président de la Commission de la culture de l’APCE en ouvrant à Paris une audition sur la gouvernance de la FIFA.
Les participants se sont penchés sur les mesures qui pourraient améliorer la transparence – en réduisant le risque de corruption et d’abus d’autorité, ainsi que sur les possibles mécanismes de contrôle d’intégrité pour une fédération internationale qui doit être irréprochable. Les réformes en cours devraient répondre aux questions ‘quel modèle’ et ‘quelle gouvernance’ souhaitent nos sociétés pour le football du 21è siècle.
Theo Zwanziger, membre du Comité exécutif de la FIFA et Jérôme Champagne, ancien secrétaire général adjoint, ont participé à la réunion, tout comme Sylvia Schenk, de Transparency International, et Jean-Loup Chappelet, professeur à l’institut suisse de hautes études en administration publique (IDHEAP).
L’audition s’inscrivait dans le prolongement de la résolution adoptée en avril 2012 par l’Assemblée parlementaire (composée de 318 parlementaires venant des 47 Etats membres du Conseil de l'Europe), qui appelle la FIFA à « éclaircir pleinement les faits sous-jacents aux divers scandales qui, dans les dernières années, ont terni son image et celle du football international ».
En annexe à la résolution, l'Assemblée propose un ensemble complet de lignes directrices sur la bonne gouvernance et l'éthique du sport, qui concernent aussi la lutte contre la corruption. Ces lignes directrices s’adressent aux instances sportives internationales et nationales et aux gouvernements.
Michael Connarty (Royaume-Uni, SOC), qui a été désigné par la commission rapporteur pour le suivi de la résolution 1875 (2012) sur « La bonne gouvernance et l’éthique » dans le sport, a souhaité pouvoir poursuivre les échanges avec la FIFA en rencontrant prochainement ces instances dirigeantes, notamment le Président Joseph Blatter et les membres de la Commission d’éthique et de la Commission indépendante de gouvernance.