18/03/2013 Egalité et non-discrimination
Strasbourg, 18.03.2013 – Certains pays membres du Conseil de l’Europe renouent sans détour avec les pratiques discriminatoires motivées par l’orientation sexuelle et l’identité de genre, a indiqué le rapporteur de l’APCE Håkon Haugli (Norvège, SOC) à la veille d’une conférence majeure sur la liberté d’expression pour les personnes LGBT, qui se tiendra à Varsovie le mardi 19 mars.
Au cours de la présentation d’un mémorandum à la Commission de l’APCE sur l’égalité et la non-discrimination, M. Haugli a expliqué que des difficultés se posent dans tous les pays mais qu’un certain nombre de pays « s’opposent systématiquement à toute décision qui pourrait apporter une reconnaissance ou affirmer de façon explicite des droits pour les personnes LGBT ».
Dans ces pays, les problèmes les plus graves sont les restrictions à la liberté d’expression, d’association et de réunion et le refus de considérer que l’orientation sexuelle et l’identité de genre ne sont pas des motifs légitimes de discrimination, a-t-il ajouté. Pour M. Haugli, le fossé entre les pays où la protection des personnes LGBT s’améliore et les autres « ne cesse de se creuser ».
Demain, les parlementaires et les spécialistes qui assisteront à la conférence de Varsovie examineront les dernières informations concernant les initiatives visant, ici et là en Europe, à interdire la prétendue « propagande homosexuelle » et entendront les organisateurs des défilés de gay pride récemment interdits.
Le rapport de M. Haugli, qui est aussi rapporteur général de l’APCE sur les droits de personnes LGBT, devrait être examiné par l’Assemblée lors de sa session de juin.