19/07/2013 Suivi
Les corapporteurs de l’Assemblée pour le suivi de la Russie, Theodora Bakoyannis (Grèce, PPE/DC) et Andreas Gross (Suisse, SOC), ont fait part de leur vive préoccupation à la suite de la condamnation de l’un des principaux opposants au pouvoir en Russie, Alexeï Navalny, à cinq ans de prison pour détournement de fonds au détriment d’une entreprise d’exploitation forestière.
M. Navalny est un militant réputé pour ses prises de position critiques à l’encontre des autorités russes ; c’est aussi un blogueur connu, qui utilise les réseaux sociaux pour dénoncer la corruption. Il a déposé sa candidature à la mairie de Moscou, mais cette condamnation lui interdit de se présenter à l’élection, qui aura lieu le 8 septembre 2013.
Les poursuites judiciaires intentées contre M. Navalny ont soulevé de vives critiques en Russie et sur la scène internationale en raison de nombreuses irrégularités et du manque d’impartialité, la justice étant, à juste titre, accusée d’obéir à des motivations politiques. Le rapport sur le respect des obligations et engagements de la Fédération de Russie examiné par l’Assemblée parlementaire en 2012 indiquait que le manque d’indépendance de la justice est l’un des problèmes majeurs de la Russie.
« Nous constatons à regret que les poursuites engagées contre M. Navalny présentent toutes les caractéristiques d’un procès politique, ont déclaré les corapporteurs. Les accusations portées à son encontre sont infondées et même dans l’hypothèse où il aurait commis une erreur, le verdict du tribunal est totalement disproportionné.
Ce procès renforce les doutes sur l’indépendance du système judiciaire russe, ont-ils conclu. »