01/08/2013 Questions politiques et démocratie
Strasbourg, 01.08.2013 – Björn von Sydow (Suède, SOC), Président de la Commission des questions politiques et de la démocratie de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), auquel s’est joint Pietro Marcenaro, ancien rapporteur de l’APCE sur la situation en Syrie et au Proche Orient, a fait part de sa vive préoccupation concernant la disparition du père Paolo Dall’Oglio, influent prêtre jésuite italien qui dirige le monastère Deir Mar Mûsa en Syrie et qui œuvre à la réconciliation des communautés religieuses et ethniques de Syrie.
Selon des informations récentes, le père Dall’Oglio a peut être été enlevé par des combattants liés à Al Qaida et des membres de l’ « Etat islamique d’Irak et du Levant » dans une ville tenue par les rebelles dans l’Est de la Syrie.
« J’ai rencontré le père Dall'Oglio à l’occasion d’une conférence organisée récemment par la Commission des questions politiques et de la démocratie de l’APCE et je suis inquiet pour sa sécurité et sa santé », a déclaré M. von Sydow. « L’absence d’informations claires concernant l’endroit où il se trouve est préoccupante. Si les rumeurs selon lesquelles il serait détenu contre sa volonté sont exactes, je demande qu’il soit libéré immédiatement ».
Les autorités syriennes avaient expulsé le père Dall’Oglio du pays l’année dernière pour avoir aidé des victimes de la répression militaire du Président Bashar al-Assad. Le père Dall’Oglio avait aussi condamné récemment la violence rebelle à l’encontre des résidents kurdes de Tel al Abiad, à la frontière avec la Turquie. Il œuvre depuis plus de 30 ans en faveur du dialogue interconfessionnel en Syrie.
A l’occasion d’une conférence ayant pour thème « Droits de l’homme et politique étrangère », organisée en décembre 2012 par la Commission des questions politiques de l’APCE en coopération avec le Parlement italien, le père Dall’Oglio avait lancé un appel à tous les Etats membres du Conseil de l'Europe ainsi qu’à l’Union européenne pour encourager le dialogue entre toutes les composantes de l’identité syrienne, afin de favoriser un règlement constitutionnel large et équitable permettant de mettre un terme à la violence.