30/08/2013 Migrations, protection internationale et coopération économique
Journée internationale des personnes disparues
Strasbourg, 30.08.2013 – A l’occasion de la Journée internationale des personnes disparues, Tineke Strik (Pays-Bas, SOC), Vice-Présidente de la Commission des migrations de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), a rappelé l’importance d’accélérer la résolution du problème des personnes disparues dans tous les Etats concernés, si l’on veut empêcher de futurs conflits armés en Europe.
« Le problème des personnes disparues en Europe, des années après la résolution des conflits armés – 20 000 selon les estimations, principalement dans les Balkans, dans le Caucase du Nord et du Sud, et à Chypre – demeure une question majeure pour de nombreux Etats européens, où la lenteur des enquêtes concernant leur sort freine la réconciliation des anciennes parties en conflit », a déclaré Mme Strik.
« Tant qu’une personne est portée disparue, le problème reste une plaie ouverte pour toutes les personnes concernées. Comme si les vies perdues ne suffisaient pas, on ne sait rien des lieux de sépulture.
Si, dans les régions d’Europe hier en conflit, les restes humains de disparus n’ont toujours pas été restitués aux familles, cela est dû à un manque de volonté politique. Mais l’une des raisons fondamentales de la non résolution du problème des personnes disparues reste la peur : la peur des familles d’exiger des réponses à propos de leurs proches, et la peur des autorités de dire la vérité sur leur sort. Il est essentiel de surmonter ces peurs », a ajouté Mme Strik.
« Les familles des personnes disparues doivent être au centre de toutes les actions gouvernementales. Les Etats ont l'obligation de communiquer les résultats de leurs enquêtes aux familles et de leur restituer les dépouilles de leurs proches disparus chaque fois que cela est possible. Ils doivent être attentifs au besoin des familles d’obtenir une reconnaissance juridique de leur statut de victimes, à leur besoin de recevoir une aide financière et psychologique, d’être protégées contre les atteintes à leur sécurité et d’accéder à la justice », a conclu Mme Strik.
***
L’APCE débattra des personnes portées disparues dans les conflits européens, sur la base du rapport de Jim Sheridan (Royaume-Uni, SOC), lors de la prochaine session de l’APCE à Strasbourg (30 septembre – 4 octobre 2013). A cette occasion, une exposition sur « 150 ans d’action humanitaire : le Comité international de la Croix Rouge (CICR) de 1863 à 2013 », sera présentée dans le foyer de l’hémicycle de l’APCE.