03/10/2013 Egalité et non-discrimination
La Sous-commission sur le racisme et la xénophobie a fait aujourd'hui la déclaration suivante :
"La sous-commission est profondément préoccupée par l'augmentation des manifestations de racisme dans toute l'Europe, qui sapent les valeurs fondamentales des sociétés démocratiques.
Aucun pays n'échappe à ce phénomène. Toutefois, certains événements récents soulèvent des préoccupations particulières.
En Grèce, le meurtre de Pavlos Fyssas est le dernier d'une série d'attaques violentes menées à l'instigation ou avec la participation directe de membres de l’Aube Dorée, un parti politique représenté au Parlement national. La sous-commission condamne fermement le recours à la violence, encourage les autorités grecques à mener une enquête approfondie sur ce crime ainsi que sur tous les autres crimes motivés par le racisme, l'intolérance et la xénophobie et elle rappelle qu'être membre d'un parti politique ne protège pas contre la responsabilité pénale.
En Suède, la découverte d'une base de données policière sur les Roms a mis en lumière la discrimination et la stigmatisation auxquelles ce groupe fait face. La sous-commission souligne que les forces de l’ordre devraient montrer l'exemple dans la lutte contre le racisme et attend avec impatience les résultats de l'enquête.
En Italie, Cécile Kyenge, ministre de l'intégration, a été la cible d'insultes racistes, y compris par des collègues politiciens. La sous-commission apporte son plein soutien à la déclaration contre le racisme signée par 17 ministres de l'Union européenne à Rome le 23 septembre 2013, en réaction à cette situation.
La sous-commission met en garde contre l'abaissement du seuil de vigilance contre le racisme et l'intolérance en Europe, y compris dans le discours politique et la vie publique. Elle est également préoccupée par la propagation du racisme, de l'intolérance et de la haine via les nouveaux médias, à laquelle les jeunes sont particulièrement exposés. Dans ce contexte, elle exprime son soutien à la campagne du Conseil de l'Europe contre le discours de haine et invite les parlementaires à se joindre à ses comités nationaux".