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Italie : le Président salue les efforts pour sauver des migrants en détresse en mer

Strasbourg, 11.10.2013 - A l’issue d’une visite officielle en Italie (10 -11 octobre 2013), Jean-Claude Mignon, Président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a salué les efforts entrepris par l’Italie pour sauver les vies des migrants et des réfugiés en détresse en mer, et plus particulièrement le travail remarquable et incessant des garde-côtes.

Il a également salué la volonté des autorités italiennes au plus haut niveau de s’attaquer aux problèmes en matière de droits de l’homme en Italie, et s’est dit particulièrement impressionné par la déclaration du Président de la République devant les deux chambres du Parlement sur la question très difficile de la surpopulation carcérale qui, selon le Président de l’APCE, « témoigne à la fois d’un grand courage et d’une volonté politiques d’apporter une solution à ce problème difficile ».

« Les flux migratoires ne sont pas le problème de la seule Italie, ni des seuls Etats aux frontières sud de l’Europe. C’est un problème qui doit tous nous interpeler, nous Européens, mais même au-delà du continent européen. Peut-on aujourd’hui considérer Lampedusa comme une frontière purement italienne ? La réponse est non, elle est manifestement européenne. Il faut prendre des mesures immédiates pour éviter que ne se reproduisent des tragédies comme celle de la semaine dernière à Lampedusa », a souligné Jean-Claude Mignon.

Il a également rappelé que « c’est aussi de l’autre côté de la Méditerranée, dans les pays d’origine et de transit, qu’il faut que l’on règle le problème. On ne peut pas continuer à laisser ces personnes s’embarquer sur des bateaux de fortunes au péril de leurs vies. Il n’y aura ni solutions parfaites, ni solutions miracles mais nous devons sauver ces vies. J’appelle l’Union Européenne et tous les Etats européens à prendre des mesures qui ne soient pas que symboliques, mais des mesures réelles concrètes et efficaces, sans exclure la question d’une réforme du système de Dublin. Ce n’est pas avec de l’argent qu’on va tout régler. Nous avons besoin d’une réelle volonté politique européenne commune et d’une plus grande solidarité ».

Lors de son audience privée avec le Pape François, le Président a beaucoup insisté sur l’humanisme, sur les droits de l’homme en rappelant les priorités de l’Assemblée parlementaire et du Conseil de l’Europe. La question de la situation des réfugiés a également été abordée. Le Président a invité le Saint Père à venir s’exprimer devant l’Assemblée Parlementaire à l’occasion d’une de ses prochaines parties de session.