Logo Assembly Logo Hemicycle

L’auteur du projet 'Sweetie' : « l’internet devrait être un espace de liberté, pas de non-droit »

« Internet devrait être un espace de liberté, pas de non-droit », a déclaré Hans Guyt, initiateur de l’opération « Sweetie » visant à démasquer des prédateurs sexuels sur internet, devant un réseau de parlementaires de l’APCE réunis aujourd’hui à Genève. « Nous devons réunir les conditions nécessaires pour permettre à la police d’agir et d’empêcher que ne soient commis des actes de violence sexuelle à l’encontre d’enfants ».

M. Guyt est le directeur des campagnes pour les droits des enfants de l’ONG Terre des Hommes Pays-Bas, dont les enquêteurs ont pu identifier, au moyen d’une fillette virtuelle appelée « Sweetie », plus de 1 000 adultes qui étaient prêts à payer des enfants de pays en développement pour les voir se livrer à des actes sexuels par webcam interposée ; informations que l’ONG a transmises à la police cette semaine.

Najat Maalla M’jid, Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants, s’est exprimée à la même occasion, exhortant les États à travailler ensemble plus efficacement, à travers les frontières, pour mettre un terme à l’exploitation commerciale des enfants. « Nous devons agir, mais cela ne peut se faire sans volonté politique », a-t-elle déclaré.

La dernière réunion du réseau des parlementaires de référence de l’APCE contre la violence sexuelle à l’égard des enfants, qui rassemble un ou plusieurs membres de chaque Parlement dans les 47 États membres du Conseil de l’Europe, s’est également penchée sur la manière de briser les tabous qui entourent les abus sexuels dont sont victimes les enfants, dans le cadre de la campagne UN sur CINQ du Conseil de l’Europe.