18/11/2013 Questions politiques et démocratie
Strasbourg, 18.11.2013 – Le Président de l’Autorité nationale palestinienne, Mahmoud Abbas, a demandé le renouvellement du statut de « Partenaire pour la démocratie » auprès de l’APCE. Ce statut, accordé au Conseil national palestinien, fera l’objet d’une évaluation en janvier 2014.
M. Abbas a adressé cette demande au rapporteur de l’APCE, Tiny Kox (Pays Bas, GUE), qui achève une visite de trois jours en Palestine (14 16 novembre), au cours de laquelle il a rencontré le Premier ministre, ainsi que les ministres de l’Intérieur, de la Justice, des Prisonniers, de la Condition féminine et de l’Agriculture entre autres.
M. Kox a été informé lors d’une réunion avec des membres du Conseil national palestinien que toutes les factions, y compris le Hamas, étaient favorables à la poursuite et à l’intensification du partenariat mis en place en octobre 2011. Selon les conditions de ce partenariat, une délégation palestinienne de six membres peut prendre part aux activités de l’Assemblée mais elle doit aussi s’engager à défendre les valeurs du Conseil de l'Europe.
Le Président Abbas s’est félicité du soutien apporté par l’Europe à l’édification d’un Etat en Palestine. Il a demandé à l’Europe d’être « non seulement un contributeur majeur mais aussi un acteur majeur » du développement des institutions palestiniennes et de participer au règlement du conflit israélo palestinien.
M. Kox a déclaré que le Président saluait la décision de l’Union européenne, dont font partie 28 des 47 Etats membres du Conseil de l'Europe, de commencer, à partir de 2014, à étiqueter les produits en provenance de colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés. D’après le Président, il ne s’agit pas d’un boycott des produits israéliens mais d’une mesure conforme à la position de l’Europe sur l’illégalité de ces colonies.
Le rapporteur de l’APCE a aussi rencontré le juge président, le Commissaire palestinien aux droits de l’homme, les chefs de la Commission électorale centrale, de l’Organisation de lutte contre la corruption et du Bureau national d’audit. A Jérusalem, il a été informé de la situation par le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme et a aussi rencontré des représentants de la société civile, d’organisations de défense des droits de l’homme et de médias palestiniens.